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Contrat de professionnalisation : définition

La numérisation transforme le monde du travail et favorise l'émergence de nouveaux métiers tels que concepteur d'expérience utilisateur ou community manager. Pour s'adapter à ces mutations et acquérir les compétences clés de demain, de nombreuses personnes se tournent vers le contrat de professionnalisation.

Qu'est-ce qu'un contrat de professionnalisation ?

Le contrat de professionnalisation est un dispositif qui associe des périodes d'enseignement en centre de formation ou l'alternant acquiert les compétences théoriques nécessaires à l'exercice de son futur métier et des périodes d'apprentissage en entreprise ou il met en pratique ses connaissances.

Cette formule permet d'acquérir une qualification reconnue au niveau national ou sectoriel.

Les objectifs du contrat de professionnalisation

Passerelle vers le monde du travail, le contrat de professionnalisation offre aux jeunes une première immersion professionnelle enrichissante. Ce parcours lève les obstacles à l'embauche en surmontant notamment le défi du manque d'expérience initiale. Grâce à un cadre structuré et un accompagnement personnalisé, il contribue à prévenir le décrochage scolaire et l'exclusion sociale. Enfin, le contrat de professionnalisation assure une adéquation entre les compétences des alternants et les besoins actuels des entreprises.

Les avantages du contrat de professionnalisation pour les entreprises et les salariés

Pour les entreprises, le contrat de professionnalisation constitue un investissement stratégique. Cela leur permet de recruter de jeunes talents dynamiques qui apportent une main-d'œuvre flexible, adaptable et souvent porteuse d'innovations.

En outre, les aides financières associées à ce dispositif renforcent la compétitivité des entreprises en réduisant les coûts de recrutement et de formation. Pour les alternants, le contrat de professionnalisation représente un véritable tremplin vers l'emploi. Il leur offre l'opportunité de se former sur le terrain et de développer des compétences techniques et comportementales recherchées par les employeurs.

Les conditions d'éligibilité au contrat de professionnalisation : qui y a droit ?

Le contrat de professionnalisation est ouvert à tous ceux qui veulent acquérir une qualification professionnelle. S'il est particulièrement plébiscité par les jeunes de 16 à 25 ans, il s'adresse également aux adultes en reconversion ou aux personnes souhaitant compléter leur parcours professionnel.

Les demandeurs d'emploi de longue durée, notamment ceux rencontrant des difficultés d'insertion professionnelle, peuvent bénéficier d'un contrat de professionnalisation pour se requalifier et retrouver un emploi. Les personnes en situation de handicap, qui peuvent faire face à des obstacles sur le marché du travail, trouvent dans le contrat de professionnalisation une voie d'accès à l'emploi facilitée par des aménagements spécifiques. Les bénéficiaires de minima sociaux, tels que le RSA ou l'AAH, peuvent également prétendre à un contrat de professionnalisation, sous réserve de remplir certaines conditions et de démontrer leur motivation à s'insérer professionnellement.

Ainsi, le contrat de professionnalisation cible un public large, cherchant à suivre une formation en alternance. Il nécessite de trouver une entreprise d'accueil. La durée de cette alternance est variable et dépend de la qualification visée, mais elle s'étale généralement sur une période de 6 à 24 mois.

Quel est le salaire d'un contrat de professionnalisation ?

La rémunération minimale d'un alternant varie selon son âge et sa formation initiale. Pour les moins de 21 ans, elle représente 65% du SMIC avec un niveau bac ou supérieur, soit environ 1171 € brut mensuel en 2025.

Entre 21 et 25 ans, ce montant passe à 80% du SMIC, atteignant 1441 € brut par mois. Les alternants de 26 ans et plus perçoivent au minimum 100% du SMIC ou 85% du salaire minimum conventionnel selon la convention collective applicable.

Ces montants constituent une base légale que votre futur employeur peut améliorer. La signature du contrat déclenche automatiquement votre rémunération, versée chaque mois comme pour tout salarié de l'entreprise.

Et le contrat pro pour les plus de 30 ans ?

La formation professionnelle ne connaît pas de limite d'âge. Le contrat de professionnalisation reste accessible après 30 ans sous certaines conditions : être inscrit comme demandeur d'emploi, bénéficier du RSA ou de l'AAH, ou sortir d'un contrat unique d'insertion.

Pour les alternants de plus de 30 ans, la rémunération s'élève au minimum à 100% du SMIC ou 85% du salaire conventionnel de l'emploi visé. Les actions de professionnalisation s'adaptent à votre expérience, avec une durée de formation théorique entre 15% et 25% du temps total.

ESARC vous accompagne dans cette démarche avec un suivi personnalisé et des relations privilégiées avec les entreprises partenaires, facilitant votre recherche d'alternance quel que soit votre âge.

Les secteurs qui recrutent en contrat de professionnalisation

Le secteur tertiaire rassemble la majorité des contrats de professionnalisation. Il englobe toutes les activités immatérielles, avec par exemple des alternants en BTS Assurance, en BTS Banque, conseiller de clientèle, en BTS Services informatiques aux organisations (SIO), en BTS Commerce international ou encore en BTS Comptabilité et gestion (CG).

Cette dynamique s'explique par plusieurs facteurs. Tout d'abord, la transformation digitale modifie en profondeur les métiers et les organisations. L'émergence de nouvelles technologies crée de nouveaux postes, notamment dans les domaines du développement web, de la data science, du marketing digital et de la cybersécurité. Les entreprises, qu'il s'agisse de grands groupes ou de PME, recherchent activement des talents capables de maîtriser ces compétences clés pour saisir les opportunités offertes par ce nouvel environnement. Par ailleurs, les métiers liés à la relation client, tels que conseiller clientèle et responsable de service et ceux en gestion des ressources humaines, comme chargé de recrutement et responsable de formation, restent des piliers de ce secteur. La demande pour des candidats avec ce profil reste soutenue, mais les compétences requises évoluent. Outre les aptitudes techniques et les connaissances théoriques, les employeurs recherchent des candidats dotés de fortes qualités relationnelles et d'une grande adaptabilité.

Parallèlement, les secteurs de l'industrie, de la construction et des services aux particuliers offrent de belles perspectives aux jeunes en contrat de professionnalisation. La transition énergétique et la numérisation de ces secteurs entraînent une forte demande en profils qualifiés. L'industrie 4.0, avec ses métiers de la maintenance industrielle et de l'automatisation, est un moteur d'innovation. Les entreprises de ce secteur misent sur l'alternance pour préparer la relève et maintenir leur compétitivité à l'échelle mondiale. Dans le domaine de la construction, l'accent est mis sur les pratiques respectueuses de l'environnement. Il recherche des experts en construction bois, en énergies renouvelables et en économie circulaire, des domaines devenus essentiels face aux défis écologiques actuels.

Les transports se tournent vers une mobilité plus verte, avec des métiers liés aux véhicules électriques, aux infrastructures de transport et à la logistique et des alternants en BTS Gestion des transports et de la logistique associée (GTLA) par exemple.

Les secteurs de la santé, de l'éducation et de la finance ne sont pas en reste. Dans le domaine de la santé, l'accent est mis sur les formations en gestion hospitalière, en assistance médicale, en pharmacie et notamment en diététique, un secteur en plein essor face aux enjeux de santé publique liés à l'obésité et aux maladies chroniques. Le BTS diététique d'ESARC forme des professionnels dotés de solides connaissances en physiologie, en biochimie et en sciences de l'alimentation, ce qui leur permet d'évaluer l'état nutritionnel des patients, de détecter les carences et de proposer des solutions adaptées. Durant leur contrat de professionnalisation, les étudiants sont amenés à réaliser des missions variées dans des secteurs tels que la santé, le médico-social et l'agroalimentaire.

Les établissements d'enseignement recherchent des formateurs et des conseillers pédagogiques pour accompagner les évolutions des méthodes pédagogiques, notamment avec l'intégration des technologies numériques dans les pratiques pédagogiques.

Enfin, le secteur financier, avec l'émergence des fintechs et la digitalisation des services bancaires, requiert des compétences pointues en analyse de données, en gestion de risques et en conformité réglementaire.

Il existe des opportunités d'alternance avec un contrat de professionnalisation dans un très grand nombre de secteurs, avec des entreprises de toutes les tailles.

Du BTS Comptabilité et gestion (CG) au BTS Communication, ESARC propose des cursus en alternance dans une multitude de domaines, n'hésitez pas à vous renseigner.

Comment se déroule la rupture d'un contrat de professionnalisation ?

La période d'essai marque une première étape où employeur et salarié peuvent rompre le contrat sans justification particulière. Un délai de prévenance de 24 à 48 heures doit être respecté selon l'ancienneté.

Au-delà de cette période, la nature du contrat détermine les modalités de rupture. En CDD, seuls certains cas sont possibles : accord mutuel, faute grave ou embauche en CDI. Pour un CDI, les règles classiques s'appliquent avec démission, licenciement ou rupture conventionnelle.

Dans tous les cas, une notification écrite doit être transmise aux parties concernées. L'employeur dispose de 30 jours pour informer la DREETS et son opérateur de compétences de la fin du contrat.

C'est quoi la différence entre un contrat d'apprentissage et un contrat de professionnalisation ?

La formation pratique prend une place plus importante dans le contrat de professionnalisation, avec seulement 15 à 25% du temps consacré aux cours théoriques. Le contrat d'apprentissage, lui, accorde jusqu'à 50% du temps à la formation en école.

L'accompagnement diffère également. Le maître d'apprentissage est obligatoire et encadré par des règles strictes en apprentissage. Pour un contrat de professionnalisation, un tuteur guide l'alternant mais avec plus de souplesse dans l'organisation.

La rémunération varie aussi selon votre âge et votre niveau d'études. En apprentissage, elle commence à 27% du SMIC pour les moins de 18 ans, tandis qu'elle démarre à 55% en contrat de professionnalisation.

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